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Une contribution exemplaire des familles à la mémoire collective

le 23/01/2017

Fonds Goujon 28 Fi 145

Fonds Goujon 28 Fi 145

Le fonds photographique Maurice Goujon

Les plaques de verre, ces négatifs des temps anciens, connaissent des sorts divers en fonction de l'attachement qu'éprouvent les détenteurs à leur égard. Mémoire familiale jalousement gardée, source de revenus dans les vide-greniers ou sur les sites de vente en ligne ou encore encombrants dignes de la déchetterie !

Les plaques sont fragiles et ne livrent tout leur mystère qu'à l'aide d'artifices lumineux, encore faut-il réussir à les extraire de leur gangue de poussière au préalable.

Parmi ceux qui aimeraient les garder, certains s'interrogent sur leur capacité à nettoyer et conserver correctement des supports aussi délicats. C'est cette préoccupation qui poussa, en 2013, la petite-fille de Maurice Goujon à nous écrire pour nous proposer les plaques de verre des clichés réalisés par son grand-père qui habitait rue de la Tranchée à Poitiers.

L'ensemble contenait plus d'une centaine de pièces et les deux reproductions accompagnant la lettre donnaient déjà un bon aperçu de l'intérêt historico-ethnographique des images. C'est le Poitiers, semi-urbain et populaire, du début du XXe siècle qui refaisait surface.

Le don s'est concrétisé en juin 2015, suivi de deux autres, Madame Goujon nous remettant au total plus de 175 plaques de verre, près de 90 tirages photographiques ou cartes postales, 14 puzzles anciens et divers papiers de famille. 18 mois plus tard, nous mettons à disposition du public un instrument de recherche qui présente les clichés en ordre chronologique et où les personnes identifiées ont fait l'objet d'une indexation.

Le résultat, qualifié de "très vivant" par la donatrice, plante le décor de la vie d'une famille modeste mais ayant le goût des belles choses, dans une petite capitale de province. Les Goujon étaient alliés aux familles Ursault (architectes) et Timothée (fleuristes).

Si le fonds des architectes André, Madeleine et Pierre Ursault est conservé depuis 2006 aux Archives départementales de la Vienne, c'est tout à fait récemment et fortuitement que nous sommes entrés en possession de près de 120 plaques de verre concernant la famille Timothée. Le détenteur, tout d'abord décidé à vendre le lot, en a finalement fait don à notre institution parce qu'il faisait directement écho au fonds Goujon alors en cours de traitement.

Que ces donateurs soient remerciés d'avoir été aussi sensibles à l'aspect patrimonial de ces objets : grâce à eux c'est un puzzle du Poitiers de la Belle Époque qui prend forme peu à peu sous nos yeux.

Tout le monde peut contribuer à l'enrichissement de ce patrimoine :

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