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Le doc du mois de décembre

le 01/12/2017

En décembre, les Archives départementales de la Vienne accueilleront des élèves du collège Jean-Moulin de Poitiers qui mènent un projet autour du parcours dramatique mais emblématique d'Anne Frank, jeune adolescente juive, dont le journal est étudié partout dans le monde.

A cette occasion, les élèves découvriront les trajectoires de deux adolescentes juives internées dans le camp de Poitiers pendant la Deuxième Guerre mondiale, dont celle de Félicia Barbanel.

Félicia Barbanel n'a pas encore 15 ans lorsqu'elle est arrêtée, le 15 juillet 1941, comme des centaines d'autres juifs réfugiés dans la Vienne, à Berthegon dans le nord de la Vienne. Gendarmes français et allemands participent à ce qui s'apparente à une  véritable rafle. Avec sa mère et ses deux sœurs, elle est internée dans le camp de Poitiers, située route de Limoges (actuelle avenue Jacques Cœur). Grâce à l'action du rabbin Bloch, elle est extraite du camp, ainsi que ses deux sœurs, pour être placée à l'extérieur, dans une famille. Le 19 juillet 1942, alors qu'elle aide le rabbin Bloch à porter des colis aux internés dans le camp, elle aperçoit sa mère, Marie, qui lui dit qu'elle doit partir « travailler en Allemagne ». La mère de Félicia est déportée le lendemain à Auschwitz où elle est assassinée. La déportation des Juifs de France par les Nazis, aidés par les autorités françaises, s'intensifie et touche tous les juifs, y compris les enfants. En février 1944, Félicia et ses sœurs sont transférées à Paris, dans un centre de L'Union Générale des Israélites de France, rue Lamarck. Prévenue par une amie de Poitiers de la déportation prochaine des enfants, Félicia s'échappent avec ses sœurs et réussi à se cacher dans Paris, aidée par son père, résistant. Réfugiée en zone libre jusqu'à la fin de la guerre, Félicia échappe au destin tragique de nombreux enfants juifs qui sont passés par le camp de la route de Limoges à Poitiers.

A partir des années 1980, Félicia Barbanel n'a de cesse de témoigner, à l'oral ou par l'écrit, de son expérience dramatique auprès des élèves, des historiens et de tous ceux qui lui prête une oreille attentive. En juin 1985, Félicia Barbanel livre ainsi à l'historien Roger Picard le témoignage écrit de son expérience au camp d'internement de Poitiers. Ce témoignage subsiste dans deux versions : le manuscrit initial rédigé par Félicia Barbanel et le dactylogramme établi par Roger Picard à partir de ce manuscrit. Le dactylogramme lui-même a fait l'objet de corrections manuscrites mais aucune version définitive de ce texte n'a été établie, ni par Félicia Barbanel, ni par Roger Picard, tous deux décédés aujourd'hui. Ce récit demeure malgré tout l'une des expressions les plus abouties de la volonté toujours réaffirmée de Félicia Barbanel de témoigner de la réalité des camps d'internement durant l'Occupation. Il est conservé aux Archives départementales de la Vienne sous la cote 12 J 77.

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